samedi 14 septembre 2013

Post-Erasmus : Trois mois


A goodbye to a friend

Bonjour à tous !

On attaque la rentrée, avec son temps maussade et sa froideur. Ce n'est pas sans mélancolie que je songe aux premiers jours passés à Tampere avec son émerveillement, son excitation, ses rencontres... C'était il y a un an.

Depuis, cette expérience m'a permise d'être sélectionnée pour un stage de trois mois dans l'une des plus grandes maisons d'édition de France, dans le département touristique. J'ai été responsable de la mise à jour d'un guide, j'ai contribué au bouclage d'un grand titre de la collection...Etc. C'est toujours très gratifiant quand vous voyez votre nom dans les remerciements, ça a été une expérience magique avec une équipe vraiment conviviale. Et puis, cela m'a convaincue que je voulais continuer ma voie dans le domaine de l'édition.

Hier, je suis revenue dans mon ancienne prépa, parler un peu aux khâgneux de mon parcours. Beaucoup ont été très réceptifs, ils m'ont posé des questions après ma présentation, ont pris mon mail, avaient les yeux brillants quand j'ai parlé de mes aventures finlandaises... Bref, c'était gratifiant, je me suis rendue compte que j'ai solidifiée ma confiance en moi grâce à cette expérience. J'ai ensuite rendu visite à une ancienne prof avec qui j'avais gardé contact durant toute mon année erasmus, lui faisant le récit de ce que j'avais vécu. En lui parlant, j'ai vu également tout ce que j'avais appris, et ce que j'avais acquis humainement.

Enfin, mon amie espagnole Iris que j'étais allée voir à Barcelone, est venue à Paris. Nous avons passé une journée ensemble, à base de Tour Eiffel, de macarons et autres. Nous sommes toujours aussi proches, et nous nous parlons tous les jours. Prochainement, je compte partir aux Etats-Unis voir mon ami Texan. C'est un projet qui me tient à coeur.

J'ai beaucoup changé, pas tant grâce à Erasmus, mais grâce à ce que j'ai fait de ces souvenirs, et de ce que j'ai appris. A présent, j'ai intégré un Master pro Edition, et les cours sont très intéressants. Je monte également un projet avec une Belge rencontrée en Finlande, et je garde contact avec pas mal de personnes.

Voilà tout, pour le post-trois mois ! Je vous souhaite une bonne rentrée !

mardi 28 mai 2013

Post-Erasmus : 3 semaines


Barcelone - Montserrat

Il y a trois semaines, je quittais la Finlande avec appréhension, espoir et de magnifiques amitiés. Je me demandais s'il y aurait une coupure incisive et douloureuse, une dépression irrémédiable...Etc. Alors, à la question du retour, voilà mon expérience !

La première semaine était assez vaporeuse. J'étais heureuse de voir ma famille, retrouver ma maison, ma chambre, mais impossible de réaliser bel et bien que j'étais rentrée. Après trois jours, alors que l'on retournait dans un magasin dont j'avais oublié l'existence, j'ai reconnu la vendeuse, les rayons... Et les larmes aux yeux me sont venues. C'était un peu comme une claque, trébucher pour atterrir dans son quotidien. Je n'étais pas en colère ou déçu, juste la sensation qu'une enclume m'était tombée sur la tête.

Toujours dans cette première semaine, je n'ai vu pratiquement personne à part ma famille. Je ne me sentais pas encore prête. Ce n'est que la seconde semaine que j'ai commencé à sortir en ville, m'occuper de la paperasse universitaire, voir enfin mes ami(e)s de longue date... Tout cela petit à petit, en me laissant le temps.

Puis, j'ai rendu visite à ma meilleure amie en Erasmus, à Barcelone. L'un des plus beaux voyages, quand bien même c'était la seconde fois que je m'y rendais. Mais rien ne vaut découvrir une ville avec un de ses habitants. Cela a nourri mon addiction au voyage, parler anglais et espagnol, savourer les détails d'une ville que l'on connait peu... C'est ce qu'il me fallait pour reprendre un peu de peps avant mon stage ! J'ai compris également qu'Iris et moi, nous serions des amies pour longtemps. J'ai maintenant une famille espagnole prête à m'accueillir quand je le veux, et j'ai envie de découvrir l'autre côté de l'Espagne pour aller y voir d'autres amis rencontrés en erasmus.

Aussi, Iris étant revenue une semaine après moi, j'ai pu voir comment elle vivait la chose. Je peux vous le dire maintenant : cela dépend des gens. On ne peut pas savoir si l'on aura une grosse dépression durant des semaines ou si la transition tombera sous son sens. Iris, elle, reste vraiment accrochée à la Finlande et a pour rêve d'y vivre à la fin de ses études. Elle a pris des décisions quant à sa vie professionnelle et suit une nouvelle direction vers son rêve : une maison avec un sauna, haha.

Moi, je n'aspire pas à y vivre. Je sais que j'y retournerais certainement l'été prochain - ou plus tard - mais j'ai soif de découvrir d'autres endroits. Une vie sans voyage me semble maintenant inconcevable ! Je songe souvent à des voyages longue durée, un an par ci par là... C'est vraiment ce qui a changé dans ma conception de l'avenir. Je ne suis pas riche, je sais que je devrais faire des efforts si je veux garder cela dans ma vie, mais pour avoir passé une année à trouver des bons plans, cela ne me fait pas peur.


Aujourd'hui, je suis heureuse d'être rentrée mais aussi de partir à nouveau dans d'autres projets. Moving on. Je m'apprête à commencer un stage dans une des plus grandes maison d'édition à Paris, dans une collection touristique, stage que je n'aurais sans doute pas décrocher sans mon expérience Erasmus et ma capacité à parler anglais courament. Je ne sais pas de quoi sera faite la suite, sans doute de pleins de choses, mais j'aime vivre au présent et garder cet oeil ouvert.

Aussi, je pense continuer à poster mes voyages sur ce blog, histoire d'avoir des raisons de le remplir ! Prochaine étape, donc : PARIS.

Je pense sérieusement me procurer un guide sur Paris dont je connais peu de choses, mmh.





jeudi 25 avril 2013

Laponie et Circle Arctique









Un des plus beaux voyages de ma vie. 

Je reviens très vite vers vous, j'ai des tonnes de trucs à rendre, de papiers à remplir pour mon retour en France, etc.

vendredi 1 mars 2013

RETROSPECTIVE






Et oui, je sais, ce blog a été à l'abandon dernièrement, mais je pense que plus les jours passent, plus les journées méritent d'être vécues davantage que d'être reportées sur ce blog. La vérité, c'est que l'aventure Erasmus se finit dans deux mois, pour moi. Deux petits mois avant un retour en France (enfin, pas tout à fait, mais j'en reparlerais). Les jours passent, la neige fond, et le printemps fait son apparition. Dur, dur donc de trouver la motivation pour se poser face à son écran et tout écrire. 

Ces dernières semaines, de Janvier à Février, ont été plutôt calmes, j'ai eu l'occasion de redécouvrir Helsinki avec la visite de mes proches et de visiter Porvoo, une petite ville magnifique aux maisons multicolores (dernière photo) et miniatures, un charme scandinave incisif pour le plaisir des yeux ! S'ajoutant à cela quelques expériences mémorables comme les premiers pas sur la glace, avec des patins ou simplement une marche sur un lac gelé !

Ce fut là les rares escapades que j'ai faites, pas de grand voyage aventureux comme au premier semestre, malheureusement. Et, me connaissant, cela ne pouvait plus durer... C'est pourquoi demain matin je m'en vais à cinq heures pour les îles Alands avec une amie.



mercredi 30 janvier 2013

Pourquoi Erasmus devrait perdurer ?




Ou "pourquoi je n'ai pas fait cet article plus tôt ?" serait une question tout aussi légitime. Pour ceux qui n'en auraient pas entendu parler, Erasmus est menacé d'extinction. La menace en est d'autant plus sensible quand on fait actuellement partie du programme, comme moi.

Jusqu'ici, j'ai été chanceuse : des économies pour les premiers mois et une organisation rigoureuse de mon budget à la réception de ma bourse m'ont permis de vivre un semestre complet sans me sentir limitée. Mais je ne compte pas mes ami(e)s espagnol(e)s et italiens qui ont tardé à recevoir leurs bourses. Bourses qui ne sont apparues qu'en Novembre ! Pour comprendre le pourquoi du comment, je vous invite à lire l'article clair et concis mis en lien dans le paragraphe précédent.

Plusieurs associations étudiantes se mobilisent: les Erasmus, premiers concernés ont fait passer une pétition courant décembre devant le silence morbide des universités à l'annonce d'un programme en fin de vie, alors que les futurs postulants sont en proie à l'incertitude.

Pourquoi Erasmus devrait perdurer ? Voilà les quelques raisons qui, selon moi, devraient justifier la pérennité de ce programme européen :

1) "I... I don't speak english very well"


Je me souviendrais toujours de l'engouement avec lequel ma prof d'anglais de l'année dernière nous disait que c'était le moment de voyager, qu'avec des heures LV1 anglais/allemand et des LV2 espagnol toujours plus appauvries au fil des réformes, le seul moyen de réellement pouvoir maîtriser une langue aujourd'hui, c'était les séjours linguistiques. Or, les séjours linguistiques sont coûteux, et il n'y a pas toujours la prise en considération de ces séjours dans le cursus. Erasmus reste dans le cadre universitaire et donne la possibilité de pratiquer, là où beaucoup d'étudiants se contenteraient d'un niveau Workbook, sans avoir la chance de mettre leiurs connaissances à l'épreuve.

2) "Non, faut que je fasse attention, j'ai un loyer à payer"

Beaucoup de mes amis, pour la plupart, vivaient chez leurs parents avant d'arriver en résidence universitaire. Se retrouver dans un pays étranger pour ses premiers pas dans l'indépendance, je pense qu'il n'y a rien de plus ludique que ces premières semaines où on garde les tickets de caisse pour établir son budget à la fin du mois. On grandit très vite, parce qu'on a pas le choix.

3) "Ah, Croatie... C'est où ça ?"

Bien sûr, les rencontres avec nos voisins est la chose la plus enrichissante d'Erasmus. On dépasse nos préjugés, on apprend deux trois mots dans la langue de l'autre, on se ressert de son cours d'histoire-géo' pour comprendre son histoire. Et surtout, on écoute... Je ne m'étais jamais attardée sur des pays sur la Bulgarie ou la Croatie avant de rencontrer certains de leurs habitants. Et j'avais tort.

4) "Si les marchandises s'exportent, pourquoi pas nous ? "

Concevoir l'Europe comme un territoire où l'on peut évoluer professionnellement, ça devient plus crédible quand on sort de sa petite ville du Loiret pour se confronter à une nouvelle culture. Avec Erasmus, on apprend à s'adapter dans un climat différent du nôtre et on prend conscience de la notion de mobilité. Les perspectives d'avenir changent. Je pense que pour ma génération qui entend tous les jours qu'elle n'aura pas assez de jobs disponibles, c'est bien d'ouvrir son champs de vision, de ne pas se sentir coincée mais, au contraire, de considérer toutes les options dont elle dispose.

5) "Hier, j'étais française. Aujourd'hui, je suis européenne."

Tout ne me semble plus aussi loin, aussi différent qu'on ne le pense. On reconnaît l'italien de l'espagnol à l'oreille, on distingue le tchèque du russe... Et surtout, on trouve sa place. Chaque année en France, on a droit à ces campagnes sur "qu'est-ce qu'être européen ?", et celles-ci tombent dans l'oubli. Je pense que cela n'a d'écho que lorsqu'on prend la peine de se tourner vers les autres pays. Il y a cette crainte irrationnelle et stupide qu'en concevant l'idée d'une identité européenne, on prend le risque de perdre son identité nationale. Erasmus montre que l'ensemble ne tue pas l'individualité des entités pour autant ! Je crois qu'en expliquant avec des amis européens la crise à un américain, on palpe peu à peu ce qui nous rend si proches les uns des autres.


Erasmus est donc une opportunité, et il en existe trop peu pour que les étudiants d'aujourd'hui puissent permettre la suppression d'un tel programme. Comment des mots tels que mobilité, autonomie, ouverture d'esprit ou encore Europe peuvent avoir de sens, quand on enlève la seule chance d'intégrer ces notions dans le cadre universitaire ? Ce n'est pas en renvoyant les étudiants à des projets "qu'ils feront plus tard" qu'on assurera leur avenir.

Pour aller plus loin:

Un super article (en anglais) sur Pourquoi devrait-on voyager quand on est jeune !

samedi 5 janvier 2013

Finlande, Le retour


Bonjour tout le monde !

J'espère que les fêtes se sont bien passées pour vous et que la reprise ne sera pas difficile ! Comme vous pouvez l'avoir constaté, j'ai également profité de mes vacances en France pour pouvoir me ressourcer. Et me voilà, à vous écrire de mon petit bureau dans ma chambre d'étudiantes...

Revenir de deux semaines après avoir repris son quotidien ? Avant même de partir, je m'inquiétais à ce sujet. Retrouver ses ami(e)s, sa famille, ses affaires, c'est confortable... Si confortable que tout semble trop court. Je n'ai même pas eu le temps de me lasser de mon retour en France.  Enfin, de tout ce que j'imaginais comme retour à Tampere, celui ci fut  plus qu'inattendu : les locaux et chambres vidées de mes amis de mon premier semestre,  des objets posés çà et là à qui veut s'en munir pour les prochains mois, les couloirs et espaces communs silencieux... L'air est donc plutôt morose, les rencontres se font timides et quand bien même j'ai déjà passé un semestre ici, c'est assez triste de replonger dans une phase d'adaptation.

Avec de nouvelles personnes, une nouvelle colocataire, il faut trouver ses marques et savoir ce que l'on fera sans pour autant céder devant la monotonie de l'hiver. Les lumières de Noël ne sont plus là pour égayer nos jours et nous donner envie de sortir. C'est aussi ça la Finlande, c'est se réaccoutumer à une beauté parfois fortuite et un peu triste, mais toujours secrète.

Dans quatre jours, les cours commencent et j'aime penser que le travail me fera oublier un peu ces journées vides.

dimanche 2 décembre 2012

[Spécial Hiver] Qu'est-ce qu'on emmène en Finlande ?




Avec l'arrivée de la neige et la bonne nouvelle que ma cousine viendra me rendre visite ici en Février, je me suis dit qu'il serait peut-être temps de faire un article sur ce qu'il faut porter en Finlande, en hiver. Si l'hiver est tardif dans le  Sud de la Finlande comme cette année (nous sommes début Décembre et la neige vient tout juste de s'installer), les régions du Nord sont déjà couvertes et frôle les 40 centimètres de neige. 

Que portez donc sous du -12°C avec de la neige au-dessus des chevilles ? Quand et où se fournir tout ce matériel ?

Les indications que je vais donner sont issues de mon expérience, donc ça reste totalement subjectifs et à titre indicatif. 


Tout d'abord, il faut faire attention à ne pas tout acheter par névrose, plus que par nécessité ! Je m'imaginais déjà mettre 100€ dans des bottes de neige et dépenser une fortune pour faire face à la morsure du froid. Mais après avoir lu quelques conseils sur le net, j'ai décidé d'être en Finlande pour me procurer ce dont j'avais besoin et surtout, j'ai attendu. Ca m'a évité de dépenser trop tôt et donc de me priver alors que la neige n'est arrivé qu'il y a peu, et que mon voyage en Laponie sera certainement en Avril. 


La seule chose que j'ai acheté donc en quittant la France était des vêtements chauffants commandés sur Internet (Damart), deux à manches courtes et un à manche longue, c'est amplement suffisant. J'en ai testé un récemment et il est vrai que c'est plus confortable pour les frileux.

Pour ce qui est du manteau et des bottes, j'étais anxieuse car le budget d'un étudiant étant ce qu'il est - même avec une bourse - le mode de vie de la Finlande ne laisse pas toujours la possibilité d'acheter ce dont on a besoin. C'est pourquoi la meilleure arme pour les petits budgets est le bouche à oreille , surtout lorsqu'on reste une longue durée sur place. Ainsi, j'ai pu trouver grâce à une amie un manteau d'hiver de qualité pour la Laponie pour 40€ (contre minimum 70€ en France) sous le conseil avisé de la vendeuse finlandaise, également). Pour ceux qui ne sauraient comment choisir un bon manteau, le mien est par exemple très épais, imperméable et les manches sont retroussées au niveau de mes poignets - ce qui n'est pas négligeable quand on connaît le vent finlandais.

Quant aux bottes, j'ai été chanceuse : je me suis rendue au second plus grand centre commercial de Finlande, Ideapark, et au cours de cette virée shopping, j'ai pu trouver une paire de bottes comme la photo ci-jointe pour... 32€. Les soldes d'hiver en Finlande sont fréquentes et sans aller forcément dans les magasins spécialisés (comme Intersport qui est hors de prix, ici) , j'ai pu trouver une bonne paire très résistante et fourrée pour garder mes petits petons loin du froid ! Soyez donc attentifs aux soldes.

Enfin, comme les pieds, les extrémités sont ce qui doit être le plus protégé : je n'ai pas hésité à acheter une bonne paire de gants pour 10€, sachant que j'y suis particulièrement sensible durant l'hiver. Collants, écharpes de laine et chaussettes chaudes sont suffisants pour ce qui est du reste, mais gardez-vous bien de privilégier l'esthétique en préférant le petit berret ou chapeau noir fashion... Mes oreilles ont souffert de ma négligence, et j'en suis revenue au basique bonnet de laine ! 

Pour les peaux sensibles, pensez bien à prendre avec vous de la crème hydratante, ne soyez pas étonner si vous devez vous y reprendre à deux ou trois fois pour voir celle qui vous convient (je ne compte pas les tubes de crèmes dont je fais la collection maintenant, haha).

 Ainsi, il est possible d'économiser sans rien négliger ! 

vendredi 30 novembre 2012

Quatre mois et un baptême sous la neige



La dernière fois qu'il y a eu de la neige, c'était fin octobre et il n'a neigé qu'un jour : oui, la Finlande a un Sud, et comme tous les Sud, les régions sont toujours les dernières touchées par la neige. Si la Laponie avoisine déjà plus de 30 centimètres de neige, aujourd'hui j'ai pu avoir mon baptême de neige : j'ai nommé, la Tempête de Neige ! Avec ses - 8°C et son ressenti - 17°C, sans oublier son petit vent.

Le bonnet violet, c'est moiiii !
C'était incroyable... Nous étions les seules à crier dans la rue à côté de finlandais blasés par le temps, le visage frigorifiée. Bref, en y repensant c'était assez folklorique. Et génial.

La minute finlandaise ou suédoise ? : Dans les crèches suédoises, lorsque l'hiver arrive, les petits sont emmitouflés dans leurs couvertures et vêtements chauds, puis mis dans des poussettes laissées dehors pendant leur sieste. Cette méthode atypique est faite pour habituer les petits suédois au froid et, je n'ai pas vérifié, mais il me semble que c'est aussi le cas en Finlande, comme les petits sont initiés au sauna dès leur plus jeune âge.

Aussi, la fin du semestre arrive pour certains, et plonge la plupart dans une sorte d'atmosphère mélancolique. Pour donner une idée aux futurs Erasmus qui tenteraient l'aventure sans être convaincu qu'un semestre serait suffisant, en quatre mois, je peux parler un anglais fluide à mon réveil. C'est d'ailleurs assez amusant de parler et sans s'en rendre compte, mixer le français et l'anglais. Quand je parle sur Skype avec des ami(e)s, je peux deviner qu'à leurs visages liquéfiés, j'ai dû changer de langue en cours de route, haha.

J'ai également assisté à l'Independance Day de mon université , dédiée aux étudiants étrangers avec à la clé un spectacle de danse finlandaise (mes photos sont sur mon portable), des chants également, et un gâteau au chocolat blanc délicieux ! J'ai eu également l'occasion d'être interviewée avec une amie par les assistants du Bureau des Relations Internationales, qui nous ont interrogé sur notre vécu dans notre ville d'étude. Le moins qu'on puisse dire c'est que l'université de Tampere prend vraiment soin de l'intégration des Erasmus. Nous avons eu droit à une photo de groupe que je vous montrerais très bientôt !






dimanche 25 novembre 2012

Le "no gender" finlandais




Décidément, Erasmus m'aura enrichit sur tous les plans. 

Quand on visite un pays, on se dit que l'on va tenter la gastronomie, visiter les musées... mais se plonger dans la mentalité, c'est vraiment ce que l'on gagne à rester longtemps. Ainsi, au fil des rencontres, j'ai été amenée à parler à la jeunesse estudiantine finlandaise, celles en cours de cursus et même aux portes du marché du travail. Il est difficile de traiter la mentalité finlandaise dans son ensemble, comme tout mentalité de tout pays, mais ce qui m'a le plus frappée, au fil de mes rencontres et des ami(e)s que je me suis faite ici, c'est la question du genre. Ou plutôt du "no gender".

On le sait, la Finlande fait partie de ces pays avancées sur de nombreuses questions sociales, cette avancée se manifeste également dans le traitement de la sexualité, des associations qui y sont consacrés. Si vous n'entendrez pas les finlandais crier sur les toits, il n'empêche que la sexualité n'est pas un sujet tabou. J'ai été étonnée de voir également beaucoup d'androgynes ici, l'implication du circuit LGBT dans mon université, et la manière dont les gens en parlent librement avec désinvolture. 

Les regards inquisiteurs que l'on lancerait à un transexuel dans un métro parisien, n'existe pas ici, de sorte que même certains documents administratifs vont jusqu'à rendre la question du genre, succincte. Cette désinvolture vis à vis du genre est en plus renchérie par une langue finnoise qui n'a pas d'articles. Il est donc facile pour un androgyne finlandais de choisir son genre, et le plus souvent, de ne pas se poser la question.



Dans le discours des finlandais que j'ai rencontré, membres souvent de l'association de mon université, il ressort cette idée constante que "ça ne sert à rien de se poser la question", il y a cette libéralisation d'un sujet encore tabous en France. Au point que cela donne à réfléchir sur soi, et sur le manque cruel de travaux ou d'études de genre en France et dans d'autres pays, bien souvent minoritaires comparé aux domaines habituels

C'est amusant de se trouver novice dans un domaine que l'on croit connaître, découvrir que tout notre vocabulaire est intoxiqué par une manière de pensées tels qu'il n'existe pas assez de mots en français pour souligner certains concepts sexuels ou genrés sur le plan théorique.  






jeudi 22 novembre 2012

Christmas in da streets !*







*oui, j'aime faire des américanismes

Bonjour les Padawan du froid !

En parlant de froid, je l'attends toujours ! A défaut d'une neige absente, Noël s'invite déjà dans les magasins, et les rues de Tampere. Beaucoup d'Erasmus ont pu aller en Laponie dernièrement grâce  aux associations étudiantes ... ou par eux-mêmes. Avec ma virée en Russie et l'arrivée des fêtes, je dois maintenant me contenter de la vie de Tampere jusqu'à mon retour. Pour ceux qui restent un an, il se pose souvent la question de ne pas rentrer chez soi pour éviter des départs déchirants lorsqu'il s'agit de revenir dans le pays d'accueil. 

J'étais un peu anxieuse, au début. Autant il est facile d'accueillir des proches dans son pays d'accueil ( et encore ! c'est un autre débat), autant revenir en France après trois mois dans un mode de vie totalement différent et indépendant, me rendait anxieuse. On ne mesure jamais l'impact psychologique que peut avoir Erasmus sur les étudiants : cette expérience est toujours vécue très différemment selon les personnes. Je connais une française qui, pour plusieurs circonstances (résidence universitaire bruyante et indisciplinée, tempérament réservé, maîtrise difficile de l'anglais...Etc), a demandé à écourter son séjour. 

Je ne dis pas ça pour effrayer les étudiants qui prévoient d'aller en Erasmus, mais ce blog va au-delà du simple compte-rendu des voyages, et je pense que c'est une expérience assez unique pour que l'on sous-estime tous les différents aspects que cela incombe.

Mais pour moi, je trouve que la période de Noël est la période parfaite pour faire un retour aux sources, car il survient à la moitié de l'année, ce qui nous laisse le temps de nous acclimater à notre pays d'accueil et de ne pas rester seul durant les fêtes familiales. Même si ce retour est de courte durée, pour mes amis qui ne restent qu'un semestre, je pense que les fêtes est une bonne période d'atterissage avant la fameuse déprime post-erasmus.

Cela se ressent déjà avec Thanksgiving fêter par les étudiants erasmus américains, l'heure est à la fête, c'est même pour ça que je dois vous abandonner, j'ai une tarte Tatin à faire déguster, le plat choisi pour représenter la France pour ce Thanksgiving international ! ;)





mercredi 14 novembre 2012

Russie + Bonus





Bonjour les Padawan du froid !

Vous n'espériez plus, n'est-ce pas ? Je suis désolée, la faute encore une fois à mon travail ici -preuve qu'en erasmus, on bosse - et à ma vie de tous les jours. Les jours s'enchaînent et je m'apprête à la fois à fêter les trois mois ici, mais aussi le petit mois qui me sépare de mon retour en France pour Noël.

Ci-contre, un aperçu de mon séjour de cinq jours en Russie, vraiment magnifique - même si j'ai pu voir avec effroi que Patricia Kass et Mireille Mathieu sont les seuls exportations de la culture française là-bas. Saint-Petersbourg est sans conteste une ville européenne  , l'architecture se diversifie par des styles italiens, allemands, français, russes,anglais... Ses monuments - musées, palais, ou encore cathédrales - sont recouverts de dorés, de pierres précieuses.



Toutefois, cette accumulation de luxe fait de Saint-Petersbourg une ville également "vitrine", avec sa rue principale Nevski Prospect. J'ai eu l'occasion de prendre également un bateau de nuit sur la rivière Neva qui traverse la  ville et les illuminations sont partout ! C'est un peu Noël avant l'heure. Mon moment favori restera la visite du palais de la reine Catherine, dont la salle de réception m'a fait tout bonnement pensé au film animé Anastasia.

Doré, vous avez dit ?

Enfin bon, c'était une très belle escapade. Je n'aurais jamais cru que j'irais un jour en Russie ! Pour plus du confort, contrairement aux voyages qui ont été cités sur ce blog, celui-ci était un voyage organisé avec l'association ESN de mon université, et je dois dire que ça vaut le coup : d'une part, vous vous évitez un tas de problèmes administratifs, mais vous avez des petites expériences extras comme boire du champagne sur le tout en bateau de nuit... Je pense que, pour un plan en derniers recours dans un  pays dont on ne parle pas la langue (et qui est assez fermé), il est mieux d'envisager cette alternative, surtout quand on est seul.

Et en bonus, pour m'excuser notamment de mon retard, je vous mets un aperçu de ma première aurore boréale que j'ai vu hier dans ma ville ! Soit dans le Sud de la Finlande, avec deux étoiles filantes... et les deux voeux qui vont avec, bien sûr !

Oui c'est la grande tâche verte !

lundi 29 octobre 2012

Deux jours à Tallinn, en Estonie



Hello vous !

Mes publications manquent de régularité parce que je manque de temps, tout simplement. Et pourtant, ce n'est pas faute de vivre des choses intéressantes ! Comme vous avez pu le lire dans le titre, j'ai pu profiter d'une semaine de "vacances" pour passer deux petits jours à Tallinn, mais d'abord petit point sur le calendrier des finlandais...

L'année universitaire est divisé en deux semestres, et chaque semestre est divisé en deux périodes.
Septembre - mi-Octobre / Mi-Octobre - mi-Décembre : Autumn Semester
Janvier- Mars / Mars-mail : Spring Semester 
 Ainsi, entre chaque période, il y a une semaine de pause. C'est donc à l'occasion de ces quelques jours que j'ai pu visiter Tallinn avec une amie espagnole et ma coloc' ! L'avantage de Tallinn est qu'il est facile d'y aller tout en ayant un petit budget : pour environ 80€/personne, j'ai trouvé un hôtel pour 3 personnes + le billet du ferry aller/retour + le train pour notre ville d'étude aller/retour. Toutefois, je ne saurais que trop conseiller de privilégier un hôtel dans le centre, même si cela signifie payer un peu plus (je me suis retrouvée dans un hôtel, certes peu cher, mais trop excentré) et ce, surtout si vous restez plus d'un week-end. 


Tallinn est connue pour son style médiévale et son succès auprès des étudiants finlandais et erasmus pour son alcool bon marché . Comme Stockholm, elle se distingue par une architecture scandinave colorée dans la vieille ville, mais aussi recèle de petits passages sous des remparts, de petits escaliers sous-terrains, de petites boutiques qu'au premier coup d'oeils, on ne remarquerait même pas ! Tallinn est donc ce genre de villes où il faut ouvrir l'oeil, au-delà de ses cinq clochers qui percent le plafond urbain de la ville médiévale ...


L'Estonie fait partie de ces pays de l'Est anciennement dominés par la Russie, une empreinte forte encore visible aujourd'hui par ses monuments.


Dans l'ensemble, il est facile de trouver des gens parlant anglais, mais c'est encore mieux si vous maîtrisez quelques mots russes. Heureusement pour nous, I. , mon amie espagnole, parle russe assez facilement ! Sans elle, nous serions très certainement passés devant cette petite plaque qui indiquait que cette vieille bâtisse ci-dessous n'est tout autre que... la maison de Dostoievski. 


Enfin, Tallinn est à découvrir également pour ses cafés, ses restaurants aux prix dérisoires - intéressant pour les étudiants ! - mais aussi ses bijoux en ambre, ses étoles magnifiques, ses pulls, bonnets et gants en grosse laine ! En bonne touriste, je vous dirais de ne pas hésiter à avoir fait tout le tour de Tallinn avant d'acheter vos souvenirs car c'est dans un étalage de bijoux, près des remparts que j'ai trouvé un collier pour 5€, là où des bijouteries se proclamant "Empire de l'ambre" vous effrayeront par le prix grotesque de petites pierres ! 



Si vous avez l'occasion de visiter les remparts, n'hésitez pas à y aller, cela ne coûte que 3€ et vous aurez un regard sur la ville très différent ! 




Prochain poste : la Russie ! D'ici là, prenez soin de vous et passez une bonne semaine ! 

jeudi 4 octobre 2012

Stockholm for a dream


Lettre à un ami sur mon dernier voyage...

Comme je te l'avais dit, dans une  impulsivité que je ne me connaissais, A. (ma coloc) et moi sommes partie sur un coup de tête à Stockholm pour un week-end. Histoire épique de mon début de voyage.

Pour aller à Stockholm, il m'a fallu prendre un train jusqu'à Turku avec elle. Environ deux heures et nous voilà dans la petite ville portuaire où se trouve le ferry que nous devions prendre le soir. Nous avions donc toute la journée pour nous,l'occasion de visiter un peu la ville :   
- Sibelius museum : nous avons d'abord visiter le musée du compositeur Sibelius, un célèbre compositeur finlandais connu mondialement en musique classique. A. tenait à y aller et j'y ai fait une belle découverte au point d'avoir les larmes aux yeux quand j'ai posé un casque mis à disposition sur mes oreilles.

- Nous avons aussi vu la cathédrale de Turku qui contient de nombreux tombeaux royaux, et de reliques saintes, en plus de belles peintures, sur un fond d'orgue vraiment mélodieux.

- Ensuite, nous sommes allées au musée des beaux arts, soit l'un des plus beaux que j'ai vu! Les peintres finlandais valent bien nos Renoir, Van Gogh et autres célèbres artistes, s'ajoutant à cela une atmosphère bien propre à leur culture. J'ai relevé le nom des peintres car j'ai été bluffée. Il y avait également dans une salle un documentaire projeté, vraiment choquant et poignant: on y voyait des participants serbes au défilé de la Gay Pride qui se faisaient battre à mort, lapider avec des pierres  violemment par d'autres opposants homophobes, avec une mobilisation de la police insuffisante et impuissante face à une telle vague de haine. C'était il y a dix ans et pourtant je trouve ça criant de vérité par rapport à certains pays où l'homosexualité n'est pas toujours toléré.  C'était dans l'ensembre très enrichissant.

- Le château de Turku et ses milliooooooooons d'escaliers menant à des salles vides. Y a pas à dire, en France, on reste les number one du château bling bling ! 


[...]Seconde partie (oui car cette lettre est écrite en temps réel) je reviens d'une journée à Stockholm. Mais revenons d'abord au début.

En Finlande,quand tu prends le ferry la nuit, il y a de fortes chances pour que  tu côtoies des vieux, des hommes un peu costauds et des jeunes bourrés ! Je n'avais jamais pris de grand ferry avant ce jour, c'était donc une première pour moi. Ainsi, grimpant l'escalier me menant au ferry, une finlandaise titubait derrière moi, tombant à moitié sur mon sac de voyage. En étudiantes un peu fauchées, on n'avait pas pris de cabines, il fallait donc trouver une salle où dormir pour les 8h de trajet. Il y avait une petite salle confortable avec des sièges, à l'écart du bruit mais IMPOSSIBLE de dormir, car il faisait trop froid ! 

Bref, congelée et épuisée, j'aperçois au petit matin les lignes de Stockholm. Je ne peux pas te décrire exactement cette sensation qui m'a envahi en voyant cette ville caressée par les rayons de l'aurore  mais je me suis sentie libre, sûre de moi  aussi et surtout émerveillée.  j'ai eu le souffle coupé en voyant le port de Stockholm avec ses maisons aux couleurs chaudes, leur style très européen. Je crois qu'il n'existe aucune ville comme celle-ci, et je dois admettre qu'elle n'est pas comparable à Helsinki. L'architecture y est incroyable, je ne lâchais pas mon appareil photo ! 

 Là-bas, j'ai pu visiter d'abord le Parlement, le Palais Royal, la grande cathédrale...Etc, grâce à un étudiant qui offrait un tour gratuit de la ville, ce qui nous a valu des anecdotes bien intéressantes : par exemple, dans la vieille ville, la rue de la reine de Suède Catherine donne sur le pub  où Greta Garbot a travaillé avant de venir à Hollywood, cette même actrice qui l'a incarné dans les années 50 (je crois) et qui avait plusieurs similitudes avec la vie de la reine. C'est une coïncidence assez amusante ! Bref, j'ai aussi visité le National Museum et, après ce week-end a visité de nombreux musées, je crois qu'on sous-estime trop la popularité de l'art français en Scandinavie ! Vraiment, dans ce musée, il y avait une salle dédiée à l'art moderne français, puis une autre avec des tableaux de Napoléon et de son époque; ou encore au musée d'art moderne, la moitié de l'exposition "He was wrong" était dédié à Marcel Duchamp dans sa rivalité avec Picasso. L'art français a une influence ici que je n'aurais pas pu imaginer. 

Bref, c'était une belle escapade et un bonheur pour les yeux dont je garderais un très beau souvenir ! 













POINTS PRATIQUES :

- Si vous prenez le métro, vérifiez dans quelle zone se trouvent les endroits que vous voulez visiter, et choisissez les tickets avec écrit "Red" (pour réduction).

- N'hésitez pas à montrer votre carte étudiante pour les musées, qu'elle soit internationale ou non, on peut toujours avoir de bonnes surprises et épargner quelques euros dans une ville aussi cher !

- Jensen Bofhus est un restaurant style Flunch où vous pouvez trouver pour 5€ une assiette de frites avec du boeuf et une petite sauce délicieuse ! Le cadre est très accueillant (petit feu de bois, etc) et il y en a juste en face de la gare centrale de Stockholm. Sinon, privilégier les dagens lunch, où "menu du jour" car ils sont destinés notamment aux ouvriers et c'est parfois l'occasion de goûter la cuisine traditionnelle.

- Le Free Tour Stockholm est un bon moyen de découvrir à pied une partie de la ville, il y a deux tours par jour (un le matin, l'autre le soir) qui vous permettent de voir la vieille ville ou la partie moderne, et les guides sont très sympas ! Ils vous donneront certainement des tuyaux pour profiter de votre séjour à petits prix (n'hésitez pas à leur demander !) et des anecdotes très sympas ! Vous pouvez les trouver sur Facebook !