jeudi 12 juillet 2012

En erasmus, on n'est jamais vraiment seule(s)





Quand j'ai dit à une amie que j'étais partie à New York pendant un mois, elle m'a dit "tu as dû faire des progrès en anglais, alors ?". Certes, j'aurais pu, mais quand on part avec un membre de sa famille, dans une grande ville comme NY, je crois que l'on a instinctivement ce réflexe du binôme à toute épreuve où le recours à l'anglais reste pour le cas pratique, plus que pour des rencontres succinctes.

C'est un sujet qui revient souvent sur les blogs voyages: partir seul(e) ou accompagnée ? Pour le coup, je me suis retrouvée avec une amie par hasard pour cette année en Finlande. Nous avons su que nous avions été retenues par la même université, et, instinctivement, avons convenu de vivre toutes les deux en colocation.

Colocation et vie de groupe : ovni ?

Je n'ai jamais vécu en colocation et j'avoue que je suis un peu anxieuse de voir ce que cela va donner. Je suis sûre que même avec mes ami(e)s les plus proches, la colocation tournerait mal, ou serait lourde. Mouais, rares sont les gens avec qui l'alchimie passerait, je crois... Non pas que je sois exigente, mais je suis toujours dubitative quant à la confrontation des habitudes de chacun. Même le contrat de ma chambre mentionne qu'il va falloir nous adapter ! Mais qui sait, ce sera peut-être différent.

Et puis, les avantages de la colocation ne sont pas si négligeables ! Tout d'abord, financièrement, la colocation, même dans une résidence universitaire, revient moins cher que d'avoir une chambre individuelle.Certes, j'aurais pu jouer au loto en demandant une pièce pour deux personnes sans connaître ma coloc, mais je crois qu'il est quand même mieux de savoir à qui on a à faire, ne serait-ce que pour prévenir les atomes crochus. Nous nous connaissons depuis environ un an maintenant, sans avoir été dans le même établissement. 

Aussi, nous avons pris les billets d'avion ensemble, avons parlé de ce que nous espérions et attendions de cette année, partageons la même envie de découvrir un pays sans rester entre français... Je pense que le fait que nous n'ayons pas les mêmes cours est aussi un avantage, histoire que nous allions voir du monde chacune de notre côté !

Qui dit colocation donc ne dit pas forcément vivre en siamois pendant plusieurs mois, même s'il y a un côté rassurant. Néanmoins, je pense qu'il est facile de garantir des rencontres avec d'autres personnes. Et la première personne qui nous garantie cela est sans doute le tuteur/la tutrice !


C'est là qu'entre en jeu ma tutrice Kaisa !


On décrit les Finlandais comme étant accueillants avec les étrangers, et je crois que le meilleur exemple est sans doute la quantité d'association qu'ils ont à leur actif. C'est donc sans surprise que l'Association des Etudiants ont mis en place un système de tutorat ( qu'on trouve également en France, hein) : j'ai donc reçu un mail de ma future université m'annonçant qui sera l'heureux tuteur ayant la joie, l'honneur et le privilège de me rencontrer...

... Quoi ? Pourquoi je vous sens dubitatifs ? Mmh... Bref.
 Elle s'appelle Kaisa, et a étudié à la Sorbonne. La seconde info, je l'ai trouvé sur FB. Cette association est sur la base du volontariat, et j'aime savoir que ces personnes sont motivées pour nous rencontrer. Manque de bol pour nous, ils seraient venus nous chercher si nous étions arrivés à la gare ou sur le quai du bus. Mais pas à l'aéroport. *pleurs*


Il y a quelques jours, je reçois donc un mail de Kaisa qui se présente, me propose de répondre à mes questions pratiques comme culturelles. Elle est venue à plusieurs reprises en France, nous avons donc échangé en français (je compte lui demander que l'on parle anglais qu'elle maîtrise bien également histoire de m'y mettre). En tout cas, nous avons déjà prévu de sortir pour qu'elle me fasse visiter les magains aux alentours, certains endroits de la ville etc. J'ai hâte !

Moi et mon ami Hughie, c'est pour la vie !


Et c'est sans compter la promo d'Erasmus toute entière ! FB, encore une fois, est un très bon outil : avant même de partir, je sais qui sera dans ma cité étudiante, mon département et quels évènements sont prévus (soirées, sorties pédagogiques, concerts...). Le groupe Fb de ma promo est aussi utile car c'est un sac de conseils incroyables entre les gens vivant déjà sur place, les gens qui ont une place de libre dans leur chambre d'université pour ceux qui n'ont pas obtenu de réponses,  ceux qui connaissent les magasins bon marché... etc. Un bouche à oreille précieux et garantie par le réseau social !



Bref, outre la préparation des valises (qui m'autorise SEULEMENT vingt trois kilos... oh mon dieu), la première phase des démarches administratives sont bel et bien finies ! Je dis première phase, car les dernière phase se fera sur place, le premier mois de mon séjour à Tampere. Néanmoins, on peut déjà préparer son arrivée avec l'internet et chasser ce mauvais cauchemar où l'on arrive au milieu de nulle part, seule, abandonnée de tous. Quoique, j'aurais bien voulu tenter ce genre de choses. Mmh. 







vendredi 6 juillet 2012

Erasmus - Mode d'emploi (2/2)


Hello les Padawan du froid !


Vous avez été nombreux à apprécier la première partie de ce mode d'emploi, et j'espère qu'il sera utile à tous les étudiants névrosés qui ne savent pas par où commencer. Voilà la suite.

Malgré le nombre de places assignées à une destination, ne peut-il pas y avoir des exceptions ?

Si, il y en a. Imaginons que les élèves de LEA aient droit à 13 places pour l'université X d'Italie, s'il n'y a que douze postulants, le responsable du BRI peut envisager de vous laisser bénéficier de cette place si l'Italie figurait dans vos choix, quand bien même vous appartenez à  une autre filière. Mon conseil serait donc de demander aux responsables de votre BRI si vous pouvez postuler pour des destinations autres que celles qui sont dans votre liste initiale. Encore une fois, voyez les détails avec votre université ;)

Sommes-nous suivis durant ce séjour Erasmus ?

Dans un premier temps, vous aurez un coordinateur assigné, de votre université. C'est lui qui validera votre liste de cours, mais son rôle reste celui d'un référent, il ne fera rien à votre place. Ne vous attendez pas forcément à ce qu'il vous tienne par la main, quoi. 
Dans mon cas : il m'a fallu deux mois pour rencontrer mon coordinateur, je l'ai croisé par hasard dans un couloir après avoir erré dans le hall durant 45 minutes, et envoyé plusieurs mails restés sans réponse. Après avoir eu le st Graal sur ma liste de cours (la signature), il m'annonce qu'il ne sera plus mon coordinateur à la mi-juillet. Qui est son remplaçant ? Il n'en sait rien. Bref, on tombe sur tout, parfois des moins impliqués que d'autres, mais on peut aussi tomber sur des gens alertes :)
Vous aurez également un référent dans votre université d'accueil (celle où vous allez, donc), à qui vous pourrez poser toutes les questions que vous voudrez par rapport aux cours, etc. Autant, j'ai dormi devant ma boîte mail en attendant certains messages de l'université de ma ville, autant j'ai été marquée par l'efficacité de mon référent finlandais, qui a répondu à toutes les questions que je voulais, a signé des documents (c'est le moment de découvrir la magie du scan !) demandés... etc. Qui dit distance, ne veut pas dire difficulté à communiquer avec l'université étrangère. Gardez en tête que si une université étrangère accueille des étudiants erasmus, votre cas ne lui semblera jamais particulier ! Certaines mettent même des dispositifs en place.

C'est le cas pour mon université qui nous assigne des tuteurs pour les premiers jours, et des réunions, une association...etc. Je vous en dirais des nouvelles, une fois testé ;) A la fin de votre séjour, il vous faudra rendre un rapport sur votre séjour.

Et niveau logement, j'amène ma tente ?

Perso, j'avais prévu de construire un igloo, mais ma fac a proposé des alternatives plus confortables ;) En effet, dans votre dossier principal ( = Bible du petit erasmus), il y aura tous les dispositifs de logements pour étudiants proposés par votre université, mais ce n'est pas automatique. Il est arrivé que certains erasmus fassent leur recherche de logement eux-mêmes, à distance, soit faute de places dans les résidences, soit parce qu'ils ont payé trop tard. Petits délais quand tu nous tiens. Se présentent alors deux cas: la colocation et vivre chez l'habitant.

Dans mon cas: TOAS est un dispositif finlandais de logement proposé d'office par mon université, j'y ai obtenu une chambre avec ma future coloc' que je connaissais déjà. La coloc revient moins chère qu'une chambre individuelle. Cependant, tout le monde n'a pas été pris dans les résidences de TOAS, et l'université a fourni d'autres adresses pour les logements.

Et financièrement ?

Il vous est proposé des bourses pour plusieurs cas (mobilité, durée etc), cumulables mais cela ne suffira pas pour certains pays. Il sera plus facile de vivre en Pologne qu'en Suède (ou le niveau de vie flirte et dépasse parfois Paris), ou encore Londres (dois-je vraiment dire pourquoi ?). Pensez donc à économiser durant l'année, une petite partie chaque mois, à travailler pendant les vacances de printemps ou noël... etc. 


... Des choses qu'on risque d'oublier ?

Oui ! Des choses annexes comme les adaptateurs de prises selon le pays où l'on va, les rendez-vous médicaux chez le dentiste, le médecin traitant, etc; le renouvellement des ordonnances pour un an si besoin, prévenir votre assurance maladie pour savoir qui exactement vous prendra en charge en cas de pépin, le changement de forfait de téléphone, l'internet, la nécessité d'un permis de séjour ou non...etc. Je continue ?

Connaître par coeur l'histoire du pays ou découvrir en touriste ?

Là encore, choix très personnel. Je dois dire que j'ai le cul entre deux chaises par rapport à ça. Je préfère m'informer à partir de vécus, de témoignages authentiques, dont les circonstances se rapprochent des miennes (erasmus dans la même ville, à la même période de l'année...), mais j'essaie de garder également une distance pour découvrir les nombreuses fêtes locales, ou même de contacter un finnois sur place, etc, car si j'ai choisi ce pays c'est bien parce que je ne le connais pas.

Les blogs de voyage sont une vraie mine d'or, même s'ils peuvent paraître répétitifs au bout du sixième, mais je garde précieusement l'article d'une erasmus - étant partie dans la même université que moi - qui donnait quelques mots finnois et des tuyaux pour la prononciation. ( Ainsi, chers amis qui durant de longues journées se sont foutus de moi à cause du charismatique  "Moi Moi" (au revoir, en finnois), sachez que je sais dire à présent "merci"... Et oui, on progresse). Ne serait-ce que pour savoir le niveau de vie, c'est important: un balai ne coûte pas moins de dix euros en Finlande... A Liddle. A méditer x)

Dans mon cas: Aussi, je n'aime pas trop les infos hyper touristiques style "A ne pas manquer", je regarde ça en dernier. Enfin, je m'informe davantage sur les infos pratiques comme le bus par exemple, les commerces cheap pour petits budgets, les bons plans... et savoir les mots de base, c'est toujours plus sympa.
Est-ce que je peux faire un stage durant mon erasmus ?

Oui ! Il s'agit d'à peu près la même procédure, mais j'ignore les différences alors, encore une fois, renseignez-vous auprès de votre université pour connaître toutes les directives :)

Erasmus: un engagement envers soi et envers votre université

Je m'en rappelle encore, les responsables d'Erasmus nous avaient raconté que des élèves étaient revenus au bout d'une semaine, parfois même moins... Si vous ne faites pas tout le séjour, vous devrez également la bourse que l'on vous aura attribué. Alors ne sous-estimez pas cette opportunité, ce ne sont pas des vacances mais un changement de vie. Il faut être motivé pour réaliser et remplir toute la paperasse, mais aussi vivre seul(e) loin de chez soi.Et puis, rien ne presse si vous ne vous sentez pas près pour le moment ;)

Aussi, prendre cette décision, c'est assumer de prendre un engagement envers soi. On aurait tendance à changer d'avis pour la copine, les amis, la famille... Cela dépend du tempérament de chacun. Mais sachez que cette envie de voyager peut dépasser le stade du souhait. Dans mon cas, tout a commencé avec un "j'aimerais visiter ce pays" assise devant un reportage. Lors d'une discussion, une camarade avait qualifié mon projet de chimérique. Aujourd'hui, je pars dans moins de deux mois. Moralité: il faut se faire confiance.

Tout le monde est unanime pour dire que le premier mois est le plus difficile, loin de la famille et des amis, mais après ça coule tout seul, alors on ne se décourage pas ! (oui, je suis de nature optimiste) Et puis, ce serait dommage, non ? =)

*ressort de la salle d'interrogatoire*

Voilà. Je vous ai dit tout ce que je savais. Si vous avez encore des questions, notamment pour les élèves de prépa, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires, j'y réponds toujours ! Sachez seulement que, comme une lectrice l'a demandé, je ne connais pas toutes les spécificités des filières (BTS, DUT...etc).

mercredi 4 juillet 2012

Je suis venue, j'ai vu, et j'ai vaincu l'Administratif





"Madame [Padawan]


Votre dossier est complet.


Ce doit être le mail formel le plus court que j'ai jamais reçu. Mais ces trois petites lignes mettent fin à mon calvaire administratif de bulletins, de photocopies de relevés, d'équivalences... etc. Plus qu'un petit rendez-vous et je partirais en vacances l'esprit léger !