lundi 2 juillet 2012

Erasmus - Mode d'emploi (1/2)





Avant tout, n'oubliez  pas de vous renseigner auprès de votre université pour connaître les spécificités de ses destinations, inscriptions et le reste. Les points ici sont assez généraux :)

Je ne compte pas le nombre de posts désespérés et stressés que j'ai pu envoyer çà et là sur des forums, à force de bouquiner, etc... Quand on s'embarque dans ce genre de projets, on ne sait jamais par où commencer !

Erasmus, c'est quoi ?

Erasmus, c'est le dispositif universitaire qui te permet de passer plusieurs mois jusqu'à un ou deux ans dans une université étrangère faisant partie de l'Union Européenne.

Pas possible d'aller en dehors de l'Europe, alors ?

Si, c'est possible, mais pour cela il faut être en master. Dans ce cas, il s'agit du système Erasmundus.

Quand faut-il préparer le dossier ?

Un an à l'avance et, dans mon cas, tout s'est joué à deux réunions à l'université qu'il ne fallait pas manquer et plusieurs mails réguliers avec la responsable du BRI. Le Bureau des Relations Internationales sera le temple de toutes vos démarches administratives, n'hésitez pas à vous y rendre fréquemment pour avoir d'autres informations.
Dans mon cas : dès juin 2011, je me suis renseignée auprès de ma prépa pour avoir de l'avance, récolter des infos et obtenir un dossier d'inscription. Mais la préparation elle-même - c'est à dire les réunions, présentations du cursus etc - que fin 2011, soit mon entrée en seconde année en Septembre. Toutes ces préparations se font pour l'année 2013. Attention donc au dossier d'inscription qu'on vous donne, car je me suis déjà retrouvé avec celui de 2011/2012 au lieu du 2012/2013.

Si vous êtes à la fac, renseignez-vous régulièrement auprès du BRI pour les dates des réunions, vous serez facilement guidés. Si vous êtes en prépa, attendez-vous à faire de nombreux allers-retours entre le BRI et votre établissement, informez-vous en envoyant des mails...etc. Dans certaines prépas, il y a parfois des professeurs référents pour les élèves désirant faire une année erasmus, mais dans mon cas, j'ai dû me débrouiller seule, assister à des réunions qui mangeaient mes heures de cours, harceler le BRI pour être mise au courant... Bref, il faut s'impliquer pour que tout cela se réalise !

Comment connaît-on les destinations possibles ?

Ces informations vous seront fournies lors de la réunion, avec le dossier d'inscription et tout vous sera expliquer. Les destinations dépendent de plusieurs facteurs : 
  • d'abord les accords passés par votre université, ce sont eux qui déterminent quelles universités européennes vous sont disponibles.
  • votre filière : un élève en LEA aura plus de choix qu'un élève en Lettres Modernes, c'est logique. Il n'y avait pas plus d'une dizaine d'université proposées dans ma liste ! J'ai eu de la chance d'avoir le pays que je voulais. Mais ne vous découragez pas, il peut y avoir des exceptions, je vous en parlerai  dans la deuxième partie, soit le prochain poste.
  • votre année : selon les filières, il y a des années où l'on peut partir et d'autres non. Je peux partir car j'ai postulé pour ma L3, mais je n'aurais pas pu postuler pour une L2 à l'étranger. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. 
  • le nombre de places disponibles : là, ça se corse. Entre les pays trop demandées, et les pays désertés, il faut savoir que ça se joue aux notes, aux appréciations...etc. D'où l'importance de choisir plusieurs destinations, au cas où.
Dans mon cas: Pour ma part, j'ai fait un peu ma kamikaze et j'ignore encore si c'est la raison pour laquelle j'ai été prise: je n'ai mis QUE la Finlande. C'est mal. Méchante, je suis.                Je ne me suis pas démontée quand on m'a dit que j'aurais dû mettre un second pays, même si celui-ci me plaisait moins, j'ai refusé de capituler ! Néanmoins, j'ai plutôt tartiné ma lettre de motivation pour expliquer ce choix, que ce n'était pas un caprice... Ai-je bien fait ? C'était quitte ou double, et ça m'a valu un stress horrible, des pleurs quand j'ai cru ne pas être pris...Etc. C'est donc un choix très personnel, mais je pars du principe que, dans la mesure où l'on va vivre plusieurs mois loin de ses amis, de sa famille et de tout ce que l'on connaît, il vaudrait mieux que le pays qui nous attend nous plaise BEAUCOUP ! 

Et si je ne parle pas le polonais/le russe/que je ne connais pas le passé composé du suédois ?

Et moi je ne connais pas le conditionnel du finnois. On est quitte. Question récurrente qu'est la langue ! Eh bien figurez-vous que des universités d'italiens proposent des cours en anglais. Il en est de même pour la Finlande qui a la particularité d'être bilingue (voir tri si on compte l'allemand, ou quadrilingue car certains connaissent aisément le français : coucou Helsinki !). 
Aussi, vous aurez la possibilité de participer à des cours CIEL vous donnant un apprentissage intensif pour débutant, dans certains pays. A vous de cocher la case dans votre dossier d'inscription, surveiller les dates des réunions et des cours...etc.
Sachez également que des étudiants choisissent d'apprendre sur le tas la langue, pour l'italien ou l'espagnol par exemple. Kamikazes mais courageux.

Je n'ai pas pu y participer, donc je ne pourrais pas vous donner plus d'informations. Oui, je sais, vous avez presque cru que j'étais une parfaite erasmus ! =D

Et après ?

S'en suit une loooongue période d'attente. Vous recevrez un mail vous annonçant si vous êtes refusé ou accepté; si vous ne le recevez pas, n'hésitez pas à le réclamer ! Certains d'entre vous connaissent l'anecdote de mon acceptation, et j'en frissonne encore !

Une fois que vous savez que vous êtes pris, votre admission est sous réserve de votre second semestre. Rien n'est donc acquis tant que vous n'avez pas votre année ! Il arrive que des personnes soient prises mais que, faute de ne pas avoir eu le second semestre, ils ne partent pas. 

De plus, vous assisterez à une réunion: LA réunion qui vous donnera tous les documents pour votre pays d'accueil, le dossier de bourse...Etc. Autant vous prévenir, la paperasse ne fait que commencer (et je m'apprête à finir que la première phase d'administrative). Il vous faudra des signatures, beaucoup de photocopie mais au miliieu de cette paperasse vous aurez votre Bible Erasmus : c'est à dire un dossier qui récapitule tout ce que vous devez faire, les échéances, les coordonnées de personnes à contacter, le dispositif de logement...


En résumé, vous n'êtes jamais seul(e) ! Il suffit d'être rigoureux, organisé, concis et débrouillard. Ca vous efface toute timidité ce genre de démarches, tant on est amené à frapper aux portes de banque, de mutuelle, de la fac. La procrastination deviendra votre pire ennemie, celle qui vous fera réaliser l'approche des échéances alors ne craquez pas et faites vous une liste des choses à faire, vous verrez qu'il est gratifiant de voir chaque obligation disparaître sous un bon trait de crayon !

Voilà pour cette première partie du Mode d'emploi non exhaustif d'Erasmus. N'hésitez pas à poser vos questions, ou des commentaires si cela vous a éclairé ! A la prochaine ! ;)



dimanche 1 juillet 2012

C'est mieux quand on connaît.


Hello les Padawans du froid !




Ma (première) valise est bien remplie, je me suis rendue compte que je n'aurais pas besoin de pulls à chercher en plein été - hin, hin, bah oui, les soldes d'été croulent sous des tops fluos et des jupes à fleurs, alors comprenez mon soulagement. Je pars dans moins de deux mois, et il ne me reste qu'un dossier à remplir, un rendez-vous et je serai libre de profiter de mes vacances sans me soucier des échéances administratives ! 

Récap donc: plus qu'un rendez-vous où je donnerais mon dossier bourse, et le contrat de location, et ce sera fini pour la paperasse d'ici. Ahaha, vous avez vu la nuance ? D'ici.

Erasmus, on ne le dira jamais assez, c'est quand même 60% de papiers dans sa préparation, 40% d'emails et de démarches dans les établissements, les sites des universités pour être sûre de ne pas arriver au Népal, par erreur. Et puis il y a toutes les obligations annexes: la ligne de téléphone, la banque, les contrôles médicaux ( et oui, il ne suffit pas d'aller en Afrique pour y avoir droit, soyez vigilents !), la mutuelle étudiante... Il y en a des choses.

Mais mon optimisme de fer vous répondra que ça vaut le coup ! Et mon dernier bouche à oreille ne le fait que le confirmer... 
En effet, quand vous annoncez autour de vous que vous partez pour une longue durée dans un pays pas forcément connu de tout le monde, outre les phrases récurrentes sur la météo, chaque personne à un conseil à donner, des astuces ! Une fois qu'on fait le tri entre les "on dit que"("les Finlandais, on dit qu'ils sont pas très tolérants !") et les infos utiles ("les prises françaises s'accordent aux prises finlandaises, pas besoin d'adaptateur !), on peut avoir la chance de tomber sur de bons filons. C'est donc grâce à un ami de ma classe ayant une amie ayant vécu en Finlande durant 7 ans (vous suivez ?) que j'ai pu échanger des mails avec E., fille sympathique qui a accepté de répondre à mes questions de Padawan stressé et impatient.

La minute finnoise :
J'ai pu apprendre que les Finlandais n'ont, d'abord, pas de politesse apparente. Ils ne sont pas la bise, n'ont pas d'équivalent pour s'il te plaît, et considèrent la politesse comme superflue, quasiment hypocrite. Ainsi, le client d'Ikéa apostrophe le caissier par un tutoiement d'usage, et d'un simple signe de tête dit "merci", là où l'on s'offusquera toujours des gens incapables d'être polis Leur réputation d'être froids (haha, cette blague me fait toujours rire... Ils sont froid, haha. Pardon.) ou bourrus résulte donc de la différence de coutume, et de leur rapport à l'étranger qui se veut honnête. Si tu ne connais pas la personne, pourquoi la prendre dans tes bras comme un Américain ou lui coller quatre bises du Sud ? Y a une certaine logique quand on y pense.
 Bref. Ce n'est pas la seule chose qu'E. m'a dite, au contraire ! Mais je vous dirais le reste plus tard. En attendant, si vous partez quelque part, tendez l'oreille autour de vous, et faites quelques recherches de votre côté pour avoir une idée d'où vous allez... Mais pas trop hein ! Faudrait garder un minimum de surprise.

Mais ça, j'en parlerais plus tard !



 


samedi 5 mai 2012